Sécurité: le PS au pouvoir "reviendra" sur la déchéance de la nationalité

Publié le par resistance-roms.over-blog.com

Sécurité: le PS au pouvoir "reviendra" sur la déchéance de la nationalité

PARIS — Le PS affirme lundi que s'il arrive au pouvoir en 2012, il "reviendra" sur certaines "mesures scandaleuses" en matière de sécurité que le gouvernement entend mettre en oeuvre, comme la déchéance de la nationalité pour certains criminels d'origine étrangère.

"Si nous revenons au pouvoir, nous reviendrons sur les mesures les plus scandaleuses prises par le gouvernement", a affirmé Christophe Borgel, membre de la direction du PS, lors du point de presse hebdomadaire du parti.

M. Borgel a souligné que le PS "tirera un bilan" de "ce qui marche et ce qui ne marche pas" en matière de sécurité. "Mais il y a déjà un certain nombre de mesures dont nous connaissons par avance l'inefficacité totale. Quand les mesures sont inefficaces et en décalage complet avec ce qui fonde le pacte républicain dans notre pays, nous reviendrons dessus", a-t-il martelé.

Il a cité parmi ces "mesures scandaleuses", la "déchéance de la nationalité" et "non pas en termes de mesures, mais en termes de propos, la désignation des Roms ou des étrangers comme étant responsables de la délinquance".

Le secrétaire national du PS chargé des élections a accusé le gouvernement de "jouer sur l'inquiétude et la peur" et de procéder à une "manipulation scandaleuse" car "on sait qu'avec des mesures totalement inefficaces, on sème des graines qui conduiront à récolter de la tension et la haine". Le PS donne rendez-vous dans six mois pour un premier bilan: "nous verrons si l'insécurité a reculé dans les quartiers populaires".

Alors que le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, avait dénoncé "la faute lourde" du PS sur la sécurité, M. Borgel a ironisé: "Nous contestons le fait d'être responsables de l'échec de la droite en matière de sécurité!". Il a de nouveau affirmé que le PS présenterait "d'ici fin 2010" ses propres propositions en matière de sécurité.

Selon lui, le gouvernement cherche des "boucs émissaires": "c'est faute à la crise, à la gauche, aux étrangers, aux Roms. Mais, la faute à ceux qui nous gouvernent, jamais!", dénonce-t-il.

Plusieurs chiffres symbolisent, selon lui, "l'échec" du gouvernement, notamment "la hausse de 22% depuis 2002 des atteintes aux personnes" et "de 40% depuis 2004 des blessés parmi les forces de l?ordre".

"Et 30.000: c?est le nombre de peines non effectuées". Selon lui, "s'il y avait des moyens au ministère de la Justice pour que ces peines soient effectuées, cela serait beaucoup plus efficace" dans la lutte contre la récidive "que les sottises annoncées sur la mise en prison des parents de délinquants multi-récidivistes".

Par ailleurs, selon M. Borgel, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux "ne fait pas honneur à sa fonction" en voulant "ériger en phénomène de société" le cas de Lies Hebbadj, commerçant nantais mis en examen pour viols aggravés. "C'est faire monter les peurs" dans un but "électoral" en vue de 2012, selon lui.

M. Borgel s'est démarqué, en outre, des déclarations de l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard pour qui le projet de condamner les parents d'enfants délinquants remonte à "Vichy" et aux "nazis". "Il y a suffisamment de mots dans la langue française pour critiquer durement ce que propose la droite sans prendre des images qui n'ont pas lieu d'être" et qui sont en "décalage avec la réalité historique", estime-t-il.

 

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