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Sarközi défend les Roms ou quand un train peut en cacher un autre

Publié le par resistance-roms.over-blog.com

Sarközi défend les Roms

Nicolas Sarkozy et Rudolf Sarközi: les deux hommes... (Photos: AFP et www.kv-roma.at)

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Nicolas Sarkozy et Rudolf Sarközi: les deux hommes portent presque le même patronyme, mais ne mènent pas le même combat.

Photos: AFP et www.kv-roma.at

Cyberpresse

Il n'y a pas d'erreur: Sarközi défend bel et bien les Roms. Alors que la France de Nicolas Sarkozy fait l'objet de critiques de plus en plus virulentes au sujet de sa politique envers les Roms, le hasard a voulu que l'un de leurs principaux défenseurs porte un patronyme presque identique à celui du président de la République française.

Rudolf Sarközi est le porte-parole le plus connu en Autriche de la communauté rom et suit avec inquiétude les mesures prises dernièrement par les autorités françaises contre les Roms venus de Roumanie et de Bulgarie.

«Bien sûr, on ne peut laisser se développer des campements sans contrôle, il ne s'agit pas non plus de défendre la délinquance ou l'oisiveté. Mais si on offrait à ces gens des terrains où ils puissent vivre dignement, ce serait un pas vers l'intégration. Le point capital, qui exige le plus d'efforts, étant la formation des jeunes», a-t-il déclaré au quotidien Le Monde.

Les deux hommes ont-il un lien de parenté? Sarkozy serait-il lui-même le descendant d'un Rom? Peut-être, laisse entendre le «roi tzigane», relevant que Sarközi est un patronyme «typiquement Rom». Sarkozy est la version francisée du hongrois Sarközy.

Plus d'informations à lire sur Lemonde.fr

 

http://www.cyberpresse.ca/international/201008/18/01-4307674-sarkozi-defend-les-roms.php

 

 

Cécilia Attias, née Cécile María Sara Isabel Ciganer[1] le 12 novembre 1957 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est une personnalité française.

Elle fut la deuxième épouse de Nicolas Sarkozy, sous le nom de Cécilia Sarkozy. Pendant les derniers mois de leur mariage, son époux devint le 23eprésident de la République française, et à ce titre Cécilia fut épouse du président de la République, du 16 mai 2007 au 15 octobre 2007, date de leur divorce.

Sommaire

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Biographie [modifier]

Son père, André Ciganer, né Aron Chouganov à Bălţi (actuelle Moldavie) en 1898, est issu pour moitié d'une famille de propriétaires terriens juifs de Bessarabie et pour autre moitié de Tziganes de Moldavie (d'où le nom Ciganer). À sa prime adolescence, il quitte son pays et parcourt l'Europe muni d'un passeport d'apatride. Il rencontre en Espagne sa future épouse et mère de Cécilia, Diane Teresita Albeniz de Swert, présidente de la fondation Albeniz[2], fille d'ambassadeur espagnol et petite-fille du compositeur Isaac Albéniz dont Cécilia adoptera le nom de famille (en nom d'usage nom de sa mère accolé à son nom de famille). Il se lie d'amitié avec Joseph Kessel et s'installe à Paris dans les années 1940, comme fourreur.

 

Cécilia Attias a trois frères aînés :

Par ailleurs, elle est la cousine de l'actuel maire de Madrid, Alberto Ruiz-Gallardón[4].

Tout en suivant des études de piano, Cécilia obtient son baccalauréat B après treize années à l'Institut de l'Assomption, rue de Lübeck (rue de Lubeck), et entame des études de droit à l'université Paris-II Assas. À l'époque, elle vit de petits emplois, travaille dans la communication et devient mannequin cabine chez Schiaparelli. Elle abandonne finalement le droit et devient assistante du sénateur René Touzet, sénateur de l'Indre (Gauche démocratique) et ami de son frère[réf. nécessaire].

Elle rencontre puis épouse le 10 août 1984 Jacques Martin (1933-2007), l'animateur vedette de Dimanche Martin et de L'École des fans. Son témoin de mariage est Conrada de La Brosse, épouse de François de La Brosse. Ce mariage a lieu à la mairie de Neuilly-sur-Seine et est célébré par son maire Nicolas Sarkozy. Elle cesse alors de travailler. Ils auront ensemble deux filles, Judith (née le 22 août 1984) et Jeanne-Marie (née le 8 juin 1987).

Elle quitte ensuite Jacques Martin pour rejoindre Nicolas Sarkozy, en compagnie de ses deux filles, âgées alors de six mois et deux ans et demi. Elle obtient le divorce en quatre mois (1989).

Ultérieurement, une fois officiellement prononcé le divorce entre Nicolas Sarkozy et sa première épouse, Cécilia et Nicolas se marient le 23 octobre 1996 à Neuilly. Ils ont eu un fils ensemble, Louis, né le 28 avril 1997.

En mai 2005, elle confie dans une interview à Télé Star : « Je ne me vois pas en first lady. Cela me rase. Je ne suis pas politiquement correcte. Je me balade en jean, en treillis ou en santiags. Je ne rentre pas dans le moule[5]. ». Et en pleine campagne du référendum français sur la constitution européenne, elle n'apparaît plus aux côtés de son mari. Les médias français se font l'écho de la rumeur de problèmes conjugaux[6]. Ailleurs en Europe, des journaux comme Le Matin de Suisse romande et La Libre Belgique indiquent qu'elle est partie à New York et entretiendrait une liaison avec le directeur de Publicis Events, Richard Attias. Nicolas Sarkozy, selon la rumeur, aurait pendant cette période entretenu une relation suivie avec une journaliste du Figaro, Anne Fulda. En août 2005, on voit Cécilia Sarkozy à la une de Paris-Match avec Richard Attias. Nicolas Sarkozy attaque en justice Le Matin, qui diffuse quelques centaines d'exemplaires en France, pour « intrusion et atteinte à la vie privée » et obtient partiellement gain de cause.

Le 18 octobre 2007, après de nombreuses rumeurs relayées par la presse suisse puis française, le divorce par consentement mutuel du couple, prononcé par un juge trois jours auparavant, est rendu public par l'Élysée[7].

Le 23 mars 2008, Cécilia Sarkozy épouse le publicitaire Richard Attias à New York[8]. Elle va s'installer à Dubaï en compagnie de son mari promu PDG de la Dubaï Event Management Corporation début mai 2008[9].

Rôle en politique [modifier]

Avant l'élection présidentielle de 2007 [modifier]

Elle devient une personnalité connue des médias comme membre des cabinets ministériels de son mari dès 2002, même si elle a toujours été présente à ses côtés dans ses différentes activités politiques. Afin d'éviter toute polémique, Nicolas Sarkozy indique que son épouse n'est pas rémunérée pour son travail.

Elle n'a en général pas eu de rôle officiel, juste un bureau à côté de son mari, sauf à une occasion : elle a été officiellement nommée conseiller technique au cabinet de son époux le ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie (Journal officiel du samedi 24 avril 2004).

En juillet 2004, le quotidien Libération lui attribue un propos selon lequel elle souligne n'avoir « aucune goutte de sang français dans les veines[10] ». Ce propos est rappelé pendant la campagne présidentielle de 2007 par Marine Le Pen après que son père Jean-Marie Le Pen eut considéré Nicolas Sarkozy comme le candidat « issu de l'immigration[11] ».

Le 9 novembre 2005, selon Le Canard enchaîné du 16 novembre 2005, Nicolas Sarkozy convoque au ministère de l'Intérieur le président-directeur général des Éditions First, Vincent Barbare, pour le menacer de « foudres judiciaires et variées ». Cette maison d'édition s'apprêtait à publier le 24 novembre l'ouvrage signé de Valérie Domain, journaliste à Gala, et intitulé Cécilia Sarkozy, entre le cœur et la raison. Dans une interview du Parisien publiée le 18 novembre 2005, Cécila Sarkozy indique que c'est elle qui a alerté son mari sur la sortie du livre. « Je ne souhaite pas que ma vie privée soit médiatisée », a-t-elle affirmé. L'auteur affirme quant à elle que Cécilia Sarkozy était parfaitement au courant de la teneur du livre. Valérie Domain souhaite que son ouvrage soit publié et est entrée en contact avec l'éditeur Fayard. Malgré des pressions d'Arnaud Lagardère, directeur du groupe Hachette, sur Claude Durand, directeur de Fayard, la biographie de Cécilia Sarkozy par Valérie Domain a été publiée le 8 février 2006 et tirée à 100 000 exemplaires sous le titre Entre le cœur et la raison sous forme de roman aux éditions Fayard. Cécilia avait donné son accord pour cette biographie avant de se raviser après de multiples entretiens avec l'auteur. Du fait des menaces de poursuites judiciaires par le couple Sarkozy, Cécilia y apparaît sous le nom de « Célia Michaut-Cordier, épouse d'un homme politique influent ». « Une femme quitte un homme pour un autre. Homme de pouvoir, cet autre la voit à son tour lui échapper pour un troisième. Dès lors, il n'a de cesse de la reconquérir » résume l'auteur.

Lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2007, elle vote en compagnie de son mari et de ses deux filles, mettant fin à plusieurs semaines d'invisibilité médiatique qui avait alimenté diverses rumeurs. Cependant le 26 avril 2007, soit dix jours avant le second tour de l'élection présidentielle, divers journaux étrangers[12] reprennent l'information d'une nouvelle séparation du couple Cécilia et Nicolas Sarkozy[13]. La presse française reste largement muette[14]. Au-delà du respect de la vie privée voulu par la loi, ces mêmes journaux pointent du doigt le manque d'indépendance des journaux français soupçonnés de faiblesse vis-à-vis du pouvoir[13]. Dès lors elle ne fait aucune apparition durant la campagne du second tour de l'élection présidentielle, elle n'apparaît plus au QG de campagne de Nicolas Sarkozy où elle a pourtant son bureau et elle ne vote pas non plus aux côtés de celui-ci comme lors du premier tour. Selon un article du Journal du dimanche qui n'a pas pu paraître, elle n'a pas voté au second tour [15]. Elle fait une réapparition remarquée le soir de l'élection vers 23 h en accompagnant son mari, qui vient d'être élu, place de la Concorde où l'Union pour un mouvement populaire (UMP) fête sa victoire à l'élection présidentielle.

Cécilia Sarkozy n'exerce plus aucune fonction officielle au sein de l'UMP mais a un bureau au QG de campagne de son époux pour la campagne présidentielle de 2007. Selon le Times[16], elle aurait convaincu son mari de faire appel à François de La Brosse, le mari d'une de ses amies, et à Rachida Dati.

Interrogée sur son rôle possible d'épouse de président, elle a répondu selon le New York Times que, dans dix ans, elle se voyait plutôt « à New York, en train de faire du jogging dans Central Park[17] ».

Le 13 mai 2007, Le Journal du dimanche aurait décidé de ne pas publier un article qui affirme, preuves à l'appui, que Cécilia Sarkozy s'est abstenue de voter le 6 mai 2007 lors du deuxième tour des élections présidentielles [18]. D'après Rue89, un média en ligne créé par d'anciens journalistes de Libération, le rédacteur en chef du journal aurait subi des pressions importantes, dont celle d'Arnaud Lagardère, actionnaire de référence du journal[19]. Malgré un démenti de Jacques Esperandieu affirmant avoir agi « sans la moindre pression »[20], les syndicats de journalistes d'Hachette-Lagardère[21] protestent le 14 mai 2007 contre une « atteinte à la liberté d'expression », imités le 15 mai 2007 par les journalistes du Journal du Dimanche[22] dénonçant « une censure inacceptable ».

Rôle à la présidence [modifier]

Avant son divorce, Cécilia Sarkozy disposait d'une attachée de presse et d'un chef de cabinet. Selon Raphaëlle Bacqué, journaliste au Monde et Christophe Barbier, rédacteur en chef de L'Express, Cécilia Sarkozy aurait choisi et introduit, au sein du cabinet présidentiel, les différents principaux conseillers de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui connus du grand public (Henri Guaino par exemple). Elle a également eu un rôle diplomatique au début de la présidence de son ex-mari. Nicolas de la Granville, 45 ans, l'a conseillée dans ses déplacements à l'étranger[23]. Sa première action en 2007 a été d'accompagner, en toute fin de négociations menées par l'Union européenne, la libération du médecin et des infirmières bulgares en se rendant à deux reprises à Tripoli en Libye, action qui a fait polémique.

Elle a été promue citoyenne d'honneur de Sofia en même temps que Nicolas Sarkozy et l'émissaire européenne Benita Ferrero-Waldner[24].

Bibliographie [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Nom d'usage avant de se marier : Cécilia Ciganer-Albéniz, Ciganer étant le nom de son père, Albéniz, celui de sa mère.
  2. revue Héraldique & Généalogie, juillet-septembre 2007, no 184, p.  295
  3. Par exemple, Le Monde, 14 avril 2007.
  4. (es) « Sebastián: "Para Gallardón el urbanismo es un tema personal" » [archive] El País, 17 mai 2007
  5. Télé Star, 2 mai 2005
  6. Par exemple, Le Nouvel Observateur, « Le couple Sarkozy connait des difficultés », 30 juin 2005 [archive]
  7. Un second communiqué et les déclarations de l'avocate du couple ont précisé que la terminologie « séparation par consentement mutuel » employée dans un premier temps désignait un divorce. Source : « C'est officiel, Nicolas et Cécilia Sarkozy divorcent » [archive], RTL, 18 octobre 2007, site consulté le 5 novembre 2007 à 5h
  8. « Cécilia ex-Sarkozy s'est remariée dimanche à New-York » [archive], levif.be
  9. « Richard Attias va s'installer à Dubaï pour diriger une société locale » [archive], dépêche AFP, 5 mai 2008.
  10. « La deuxième dame de France » [archive], Libération, 8 juillet 2004. L'article affirme qu'elle en est « fière » (« elle se dit fière de n'avoir… »), mais ce mot, qui lui sera reproché par divers commentateurs, notamment d'extrême droite, ne figure pas entre guillemets dans l'article. Rien n'indique donc qu'elle l'ait prononcé.
  11. « Marine Le Pen s'en prend à Cécilia Sarkozy » [archive], Le Point, 11 avril 2007
  12. L'information a été publiée en Angleterre (The Independent), en Italie (La Repubblica), en Turquie (Sabah), aux États-Unis (The New York Times). Interrogé par le New York Times sur la séparation éventuelle du couple, Franck Louvrier a répondu par courriel qu'il s'agissait d'une affaire privée (The New York Times, 27 avril 2007).
  13. a et b « Cherchez la femme: the mystery of Mme Sarkozy » [archive] in The Independent, Londres, repris et traduit dans « Le mystère Cécilia » [archive] in le Courrier international.
  14. Voir cependant « Paris Match, Cécilia et les rumeurs » [archive], Daniel Schneidermann, Libération, 20 avril 2007.
  15. « Lagardère aurait censuré un scoop sur Cécilia Sarkozy » [archive], Le Nouvel Observateur, 13 mai 2007
  16. « Meet the wife: Sarko's secret weapon » [archive], The Times, 1er avril 2007
  17. The New York Times, 27 avril 2007.
  18. « Cécilia Sarkozy n'a pas voté… scoop censuré du JDD » [archive], Rue89, 23 mai 2007
  19. « Un article du Journal du dimanche sur Cécilia Sarkozy aurait été censuré » [archive], Le Monde, 13 mai 2007
  20. « Ce qui est vrai » [archive], Jacques Espérandieu, Journal du dimanche, 13 mai 2007
  21. « Des syndicats de journalistes du groupe Lagardère dénoncent la « censure » au JDD » [archive], Le Monde, 14 mai 2007
  22. « Les journalistes du JDD dénoncent une "censure inacceptable" dans une lettre ouverte à Arnaud Lagardère » [archive], Le Monde, 15 mai 
  23. « Cécilia Sarkozy aura un conseiller diplomatique » [archive], Le Figaro, 5 juin 2007.
  24. « À Sofia : "Je n'ai vécu que pour ce moment" » [archive], Le Figaro, 25 juillet 2007
  25. Article disponible sur liberation.fr [archive]
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Chronologie des épouses des présidents de la République française

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IMMIGRATION

Autriche : le porte-parole des Roms s'appelle... Sarközi

 
 
M.C. | 18.08.2010, 16h16 | Mise à jour : 17h27

On pourrait presque en sourire. En Autriche, le porte-parole le plus connu de la communauté rom se nomme Rudolf Sarközi. A priori, aucun lien de parenté avec le de la République. Quoique... Selon Rudolf, le patronyme Sarközi est un nom typiquement rom (Sarkozy en est la version francisée).

 
En savoir plus
79 Roms reconduits en Roumanie jeudi
Lens : les 16 Roms interpellés devront quitter le territoire français
Légaux ou illégaux ? Le vrai statut des Roms en France
 
Cet ancien du Parti social-démocrate SPÖ suit avec inquiétude les mesures prises par les autorités françaises contre les Roms venus de Roumanie et de Bulgarie.

«Bien sûr, on ne peut laisser se développer des campements sans contrôle, a-t-il affirmé au Monde.fr. Il ne s'agit pas non plus de défendre la délinquance ou l'oisiveté. Mais si on offrait à ces gens des terrains où ils puissent vivre dignement, ce serait un pas vers l'intégration. Le point capital, qui exige le plus d'efforts, étant la formation des jeunes».

Vives critiques en Roumanie et en Bulgarie

Les critiques contre la politique française à l'égard des Roms se multiplient en Roumanie et en Bulgarie, principaux pays concernés par les mesures de reconduite, mais aussi à Bruxelles. La Commission européenne a rappelé que la «doit respecter les règles» sur la liberté de circulation et d'établissement des citoyens européens. Bruxelles suit «très attentivement» la situation alors que Paris s'apprête à reconduire en Roumanie 79 Roms jeudi.

A la veille de cette expulsion, le chef de la diplomatie roumaine, Teodor Baconschi, a haussé le ton pour la première fois depuis le durcissement de la politique sécuritaire du président français. «J'exprime mon inquiétude sur les risques de dérapage populiste et de générer certaines réactions xénophobes sur fond de crise économique», a déclaré le ministre à la radio RFI Roumanie. Il «espère» que la légalité sera respectée pour chacune des «expulsions».

Paris doit renvoyer 371 Roms roumains dans leur pays d'ici au 26 août, a indiqué le secrétaire d'Etat chargé de l'insertion de cette minorité, Valentin Mocanu. Après les 79 rapatriés jeudi, 132 seront reconduits vendredi et 160 le 26 août. Paris a évoqué le chiffre de 700 Roms roumains et bulgares à renvoyer d'ici fin août. Les Roms sont au nombre de 15.000 en France, contre entre 530 000 et 2,5 millions en Roumanie et environ 800 000 en Bulgarie.

Pierre Lellouche égratigné à Bucarest

Teodor Baconschi a insisté sur la nécessité d'une coopération réelle entre Paris, Bucarest et l'Union européenne, «sans fièvre électoraliste artificielle» pour résoudre les problèmes de pauvreté, d'accès aux soins et d'éducation auxquels font face les Roms dans toute l'Europe.

Alors que Paris a plusieurs fois critiqué Bucarest et Sofia, le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Pierre Lellouche évoquant un possible report dans leur intégration de l'espace Schengen, prévue en 2011, le chef de la diplomatie roumaine a jugé que les menaces ne sont pas la solution. «Si nous échangeons des accusations ou nous criminalisons à titre collectif des groupes ethniques, nous ressuscitons des souvenirs parmi les moins plaisants. Et au lieu de trouver des solutions nous générons des tensions», a affirmé le ministre.

Il a égratigné au passage Pierre Lellouche, jugeant son approche «généralement limitée à sa circonscription dans le 8e arrondissement de Paris». Interrogé sur le retour en France de Roms reconduits, il rappelle que la Roumanie «ne peut pas bloquer à la frontière» ses citoyens s'ils «n'ont pas commis une infraction prouvée en justice».

Inquiétude des défenseurs des droits de l'Homme

Ces critiques rejoignent celles exprimées par des défenseurs des droits de l'Homme en Bulgarie. Le président de la section bulgare de l'ONG Comité Helsinki, Krassimir Kanev, s'est déclaré «inquiet de ce que la mesure (adoptée par la France) vise un groupe ethnique».

Ilona Tomova, chercheuse spécialisée sur les Roms à l'Académie bulgare des sciences, s'est dite «attristée que la France, pays symbole de la démocratie contribue à la stigmatisation» des Roms.

Le journal bulgare d'opposition Sega a estimé que Sofia et Bucarest n'ont aucun moyen d'empêcher les Roms de circuler en Europe sauf «par un retour du communisme avec l'exigence de visas de sortie».

Deux secrétaires d'Etat roumains se rendront à Paris le 30 août pour aborder ce dossier.

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Articles sur le même sujet

http://www.leparisien.fr/international/autriche-le-porte-parole-des-roms-s-appelle-sarkozi-18-08-2010-1035737.php

 

 

Sarközi : patronyme typiquement rom...

Il est difficile d'échapper à son histoire. Que l'on sappelle Dupont, Durand, ou ce que l'on veut ! Le mieux est de l'assumer. Le pire est de le renier car on n'en sort pas grandi. Ni sa famille, ni son peuple. Il faut lire à ce sujet, concernant Nicolas Sarkozy, l'article de Joëlle Stolz, sur Le Monde.fr, que je retranscris ici dans son intégralité. rudolf_sarkozi.jpg(Ci-joint, la page d'accueil du blog de Rudolf Sarközi, qui a reçu de l'Etat autrichien le titre honorifique de "professeur" en récompense de ses années d'activité au service de la communauté).

A Vienne, le porte-parole de la communauté rom s'appelle Rudolf Sarközi.

"Hormis les syllabes d'origine hongroise de leur nom et un goût affirmé pour la politique, ils n'ont pas grand-chose en commun : l'un, Nicolas Sarkozy, est chef de l'Etat français, et glabre ; l'autre, Rudolf Sarközi, visage rond et fières moustaches grisonnantes, n'est que conseiller d'arrondissement à Vienne, où il a travaillé jadis comme éboueur.

Il est aussi le porte-parole le plus connu en Autriche de la communauté rom, un groupe protégé, depuis 1993, au même titre que les autres minorités – slovène, hongroise, tchèque, croate ou slovaque – issues de l'ancien empire des Habsbourg.

"Au Burgenland, à la frontière avec la Hongrie, il est possible d'enseigner dans les écoles publiques en langue romani", rappelle au Monde M. Sarközi, né en 1944 dans un camp de concentration.

Vieux militant du Parti social-démocrate SPÖ, il suit avec inquiétude les mesures prises par les autorités françaises contre les Roms venus de Roumanie et de Bulgarie.

"Bien sûr, on ne peut laisser se développer des campements sans contrôle, il ne s'agit pas non plus de défendre la délinquance ou l'oisiveté. Mais si on offrait à ces gens des terrains où ils puissent vivre dignement, ce serait un pas vers l'intégration. Le point capital, qui exige le plus d'efforts, étant la formation des jeunes", souligne celui que l'extrême droite a surnommé "le roi tzigane".

Un patronyme typique.

Un million d'euros, reliquat des sommes allouées aux Roms autrichiens par le Fonds national d'indemnisation des victimes du nazisme (9 000 Roms et Sinti, sur 12 000 recensés avant-guerre, ont été exterminés), a été investi dans une fondation d'aide à la formation des jeunes, à condition qu'ils donnent des preuves de leur bonne volonté.

Sédentarisés de longue date, les Roms autrichiens restent trop souvent en marge ; leur nombre est estimé à quelque 30 000, sur 8,3 millions d'habitants, grâce aux immigrants poussés par les guerres interethniques dans l'ex-Yougoslavie.

"Nous avons alors connu des situations de précarité semblables à ce qu'on voit en France aujourd'hui", relève M. Sarközi. En février 1995, un attentat à la bombe avait tué quatre Roms à Oberwart, dans le Burgenland, suscitant l'émoi en Autriche.

Depuis cet épisode, attribué à l'extrémiste solitaire Franz Fuchs, qui s'est suicidé en prison, le calme est revenu. Mais M. Sarközi déplore que sa communauté, comme dans les autres pays d'Europe, soit trop peu présente dans le champ politique, notamment à cause de ses divisions. Les choses étaient sans doute plus simples à l'époque féodale, quand le comte Batthyany accordait sa protection aux Roms du Burgenland et les plaçait sous l'autorité exclusive de leur "voïvode" (chef régional), un certain Martin Sarközi.

Ce "voïvode" peut-il avoir une lointaine parenté avec la famille hongroise de Nicolas Sarkozy – version francisée de Sarközy –, anoblie en 1626 par l'empereur d'Autriche ? "Qui sait ?", se demande Rudolf Sarközi, qui note que ce patronyme est typiquement rom : "Certains, dans un souci d'intégration, l'ont même abandonné de crainte d'être stigmatisés."

Après l'élection de M. Sarkozy, en 2007, le président de l'Association culturelle des Roms d'Autriche lui a envoyé le livre où il raconte son combat pour la reconnaissance politique et juridique de sa communauté. Il a reçu un mot courtois du bureau de l'Elysée."

Joëlle Stolz

 

http://philippe-meoule.elunet.fr/index.php/post/18/08/2010/Sarkozi-%3A-patronyme-typiquement-rom

 

 

Sarkozy est-il un Rom comme Sarközi?

Publié le 18 août 2010 parAllain Jules

9


 

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Rudolf Sarközi


C’est une nouvelle assez surprenante. La famille Sarkozy a été anoblie en 1626 par l’empereur d’Autriche. Mais, on a retrouvé un cousin éloigné du président français, de nationalité autrichienne et…Rom, Rudolf Sarközi, 65 ans.
On apprend ensuite que le « Y » du nom du président français provient simplement de cet anoblissement. Rudolf est né dans le Lackenbach, au camp de concentration de Burgenland, en Autriche.

 « Il n’y aucune race, Il n’y a qu’une couleur de peau d’autres personnes et une Autre Nationalité » dit Rudolf, en haut de son blog. Sarkozy le Magyar, Sarkozy le Hongrois, Sarkozy le Hun ne serait que dans l’imagination de beaucoup mais la réalité serait ailleurs. Sarkozy le Rom serait plus approprié. Quand on voit ce que vivent les Roms par sa faute alors qu’il serait un des leurs, c’est bien amusant. Tiens, un Rom serait à la tête de la France. Un vrai pied de nez à l’histoire, non ? Alors, cet autrichien est-il vraiment un cousin du président français ? « Qui sait ? », se demande-t-il, il précise au Monde que ce patronyme est typiquement rom : « Certains, dans un souci d’intégration, l’ont même abandonné de crainte d’être stigmatisés. »

Sarkozy l’a aussi changé. Son nom est passé de Sarközy à Sarkozy par souci d’intégration sans doute. Il fallait que ça sonne très français quoi. Encore des situations de personnes complexées, qui se renient. C’est en somme ce qu’il veut sans doute de certains qu’il accuse d’être des Français d’origine étrangère. Connaissez-vous un Hongrois qui est d’origine française ? Il parlait sans doute de lui-même et de sa probable déchéance de nationalité. Non, c’est une boutade. C’est anticonstitutionnel.

Le cousin autrichien, Rudolf, lui, défend une cause juste, celle des Roms de son pays. Il est le porte-parole de la communauté rom en Autriche, un groupe protégé, depuis 1993, au même titre que les autres minorités – slovène, hongroise, tchèque, croate ou slovaque – issues de l’ancien empire des Habsbourg. Ancien éboueur de la ville de Vienne, pour services rendus, il a été fait « professeur » (titre accordé par l’ancien président autrichien Thomas Klestil). Un homme d’honneur, donc.

Ce qui est sûr, si les historiens poussent un peu loin le bouchon, on va déceler des choses. Il me souvient, L’Abbé Pierre, un jour, avait dit la même chose à propos du chef de FN, Jean-Marie le Pen. Comme le disait quelqu’un, « le monde est formidable, vivons seulement! ». Pour finir, rendons hommage au président français avec une très belle chanson tzigane d’une musique nommée …. »Zmala », originaire de Roumanie.

 

 

http://allainjules.wordpress.com/2010/08/18/sarkozy-est-il-un-rom-comme-sarkozi/

 

Sarkozi et son illustre homonyme

Avatar
Par rigolo
le 18/08/2010 à 21:48, vu 609 fois, 0 nombre de réactions
Info non vérifiée par la rédaction du Post.

 

Au moment ou un certain Rudolf Sarközi fait allusion à la probable origine Rom de Nicolas Sarkozy, on évoque un autre Sárközi dans les media allemands.J'ai traduit partiellement cette page (Sarkozy est-il un bohémien?)

 

Au XVII ème siècle vivait dans le Burgenland (Bundesland le plus à l'est de l'Autriche ) un homonyme du président Sarkozy – ce chef des roms veillait à la protection de son groupe ethnique.

Vienne : Martin Sárközi était en quelque sorte le duc des Roms. Les bohémiens ne devaient pas « prendre d'autre Woiwode (mot croate pour chef d'armée )que lui, mais c'est lui qui devait les commander » telle est la teneur d'une lettre que son protecteur, le « comte Christof Natthyány écrivit à l'intention des Roms le 15 février 1674 à Rechnitz. En contrepartie, les Roms devaient payer au comte chaque année au printemps, le mercredi de la semaine sainte, la somme de 25 Taler d'impôt « soit en argent, soit sous la forme d'un bon cheval de valeur identique »

336 années plus tard règne en Europe un autre Sárközi. Qu'il y ait une parenté idéologique entre Nicolas Sarkozy et Martin Sárközi n'est en tout cas pas évident. Car tandis que le président français fait disparaître 300 camps illégaux de Roms, veut renvoyer les Roms en Roumanie et a critiqué le comportement de « divers gens du voyage et Roms », pour consolider son pouvoir avec une politique sécuritaire dure, les Roms ont été traités sous leur chef Martin Sárközi de façon nettement plus humaine et libérale.

 

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Manuscrit lettre de protection

Batthyány écrivait «  Nous proclamons, pour tous ceux qui doivent le savoir, avant tout au chef et sous-chef de comté, lieutenant capitaine, aux juges de la cour, aux percepteurs de trentième et aux douaniers et autres fonctionnaires, aux juges des villes et des villages que le Woiwode Martin Sárközi, qui présentera cette lettre, et les Bohémiens qui en dépendent n'ont en aucun cas de résidence fixe et sont contraints – pour se maintenir en vie, se nourrir et exercer leur travail- de se déplacer ça et là avec leurs tentes.

Pour éviter d'exposer ces malheureux que ce soit lorsqu'ils se déplacent ou en d'autres lieux à des brimades par quelques fonctionnaires, nous prions et sommons chacun des susnommés et tous ceux qui sont concernés ni de s'en prendre au Woiwode Sárközi et aux bohémiens habitant dans des tentes qui dépendent de lui, ni de leur infliger quelque peine par intermédiaire et en aucune façon de les contraindre à servir. Nul ne doit les contraindre, ils doivent plutôt exercer librement leur métier où qu'ils aillent. La lettre de protection est conservée aujourd'hui dans l'église réformée d'Oberwart.

 

Lettres de protection :

Tandis que Sarkozy renvoie aujourd'hui les Roms, on établissait pour eux en Europe centrale au 15ème siècle des lettres de protection destinées à empêcher de telles expulsions. Il est vrai que les nobles pouvaient reprendre à tout moment leurs lettres. Les Roms étaient à cette époque aussi l'objet de persécutions. De nombeux nobles comme Batthyány les appréciaient comme forgerons et entretenaient des contacts avec les Woiwode des Roms ....

 

http://www.lepost.fr/article/2010/08/18/2188336_sarkozi-et-son-illustr-homonyme.html#xtor=RSS-33

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