Le Pen fustige les «coups de menton» de Sarkozy

Publié le par resistance-roms.over-blog.com

Le Pen fustige les «coups de menton» de Sarkozy 


Crédits photo : REUTERS

Le président du FN a critiqué la gestion des Roms par le président de la République. 

«Nicolas Sarkozy ne s'en prend pas à ceux qui tirent sur les gendarmes à coups de fusil, il s'en prend aux automobilistes et aux Roms, c'est moins risqué», a affirmé dimanche Jean-Marie Le Pen dans son discours de clôture de l'université d'été du Front national de la jeunesse, qui s'est déroulé à Cormont (Pas-de-Calais). S'il approuve l'expulsion des Roms en situation irrégulière, le fondateur du FN, qui quittera la présidence de son parti en janvier prochain, a qualifié cette décision du chef de l'État de «pathétique gesticulation » et de «coup de menton». Montrant une mansuétude inattendue, Jean-Marie Le Pen a reproché à Nicolas Sarkozy d'avoir choisi, pour administrer une preuve de sa fermeté, d'appliquer la loi à une catégorie de clandestins qui, «eux, ne brûlent pas de voitures et ne font pas d'émeutes quand ils sont expulsés».

Devant les six à sept cents militants venus l'écouter, le président du FN a réclamé à cor et à cri que la France rétablisse les contrôles d'identité à ses frontières intérieures et dénonceles traités instituant l'espace Schengen. À l'en croire, l'affaire des Roms illustre «la débilité de l'État». «Il aurait été tellement mieux que ces Roms ne soient pas venus en France», a ajouté Jean-Marie Le Pen. Il a également jugé «inacceptable l'amalgame entre les Roms et les gens du voyage français, forains intégrés dans la société française mais qui ont un mode de vie différent».

Dépeignant un tableau apocalyptique de la situation du pays, le leader frontiste a jugé « désastreux» que le gouvernement accorde, selon lui, 150 000 naturalisations et 20 000 régularisations par an. Il a rappelé le redressement du FN lors des régionales de mars dernier. Puis, concluant son réquisitoire contre Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Le Pen a appelé ses électeurs à «n'accorder plus jamais leur confiance à ceux qui ont toujours tout promis et tout renié». Avant d'assurer avec satisfaction que, à l'occasion des élections, «l'opinion peut donner des à-coups extrêmement brutaux et assez imprévisibles».

Très bronzée après ses vacances en Espagne, Marine Le Pen, entourée d'une assistance acquise d'avance - elle est élue de la région Nord-Pas-de-Calais - a écouté le discours de son père au premier rang du public. Son rival, Bruno Gollnisch, a brillé par son absence. Il n'a en effet pas été convié et s'en est étonné en public. Finalement invité in extremis voilà quelques jours après sa sortie, Bruno Gollnisch a finalement préféré décliner, arguant avoir pris d'autres engagements.

 

http://www.lefigaro.fr/politique/2010/08/29/01002-20100829ARTFIG00174-le-pen-fustige-les-coups-de-menton-de-sarkozy.php

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