Hortefeux : «Plus de 40 camps de Roms démantelés»

Publié le par resistance-roms.over-blog.com

Hortefeux : «Plus de 40 camps de Roms démantelés»

 
 
12.08.2010, 14h51 | Mise à jour : 21h47

Plus de 40 camps illégaux de Roms ont été démantelés en en 15 jours. Suite a ces évacuations, 700 personnes devraient «être reconduites dans leur pays d'origine», la Roumanie ou la Bulgarie. C'est ce qu'a annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur, , de l' de police de Montluc à Lyon, alors que la politique de la France envers les Roms et les gens du voyage a été sévèrement critiquée par les Nations Unies.

Le ministre de l'Intérieur a fait savoir par ailleurs qu'il recevrait «la semaine prochaine» à Paris deux membres du gouvernement roumain, le secrétaire d'Etat chargé de la réinsertion et le secrétaire d'Etat à l'ordre et à la sécurité publique. «Je leur rappellerai la nécessité forte de renforcer la coopération opérationnelle entre nos deux pays», a-t-il ajouté, souhaitant que des policiers roumains «viennent dès que possible» en France pour «épauler les policiers et gendarmes français».

Des vols «spécialement affrétés»

A la suite des violences perpétrées à la mi-juillet à Saint-Aignan (Loir-et-Cher) après la mort d'un gitan, Nicolas Sarkozy avait annoncé une série de mesures sévères à l'encontre des gens du voyage. Peu après, Brice Hortefeux avait annoncé que la moitié des quelque 300 camps illégaux de Roms et de gens du voyage seraient démantelés dans les trois mois.

Il souhaitait aussi une reconduite «quasi immédiate», vers la Bulgarie ou la Roumanie, des Roms «qui auraient commis des atteintes aux biens ou des fraudes». Ce jeudi, le ministre a précisé que des vols seraient «spécialement affrétés» à cette fin en liaison avec le ministre de l'Immigration, Eric Besson.

La France critiquée à l'ONU

La politique de la France envers les Roms et les gens du voyage a été vivement critiquée mercredi et jeudi à Genève par le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD) de l'ONU. L'expert algérien Nourredine Amir s'est ainsi interrogé : «Comment comprendre que les Roms (...) puissent être extradés comme s'ils n'appartenaient pas à l'Union européenne?»  «Je ne savais pas que dans un même pays on pouvait faire la différence entre un citoyen de première et de deuxième catégorie», a-t-il ajouté. 

Surprise par la vigueur de ces critiques, la délégation française s'est attachée jeudi à défendre bec et ongles les positions du gouvernement. Elle a expliqué jeudi que, selon le traité d'adhésion à l'UE de la Roumanie et de la Bulgarie, membres seulement depuis 2007, il est possible de maintenir certaines restrictions de circulation durant 7 ans à l'encontre de leur ressortissants.

Le CERD doit conclure sa session par une série de recommandations à la France le 27 août.

 

http://www.leparisien.fr/societe/hortefeux-plus-de-40-camps-de-roms-demanteles-12-08-2010-1029790.php

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