Enquête chez les Roms menacés d’expulsion

Publié le par resistance-roms.over-blog.com

Faits divers

ENQUÊTE.

Enquête chez les Roms menacés d’expulsion

 Le gouvernement a décidé de démanteler très vite 300 camps illégaux de Roms. L'intégralité de notre enquête et notre reportage au coeur de l’un de ces sites, en plein coeur de Lyon,à lire ce jeudi dans Le Parisien et Aujourd'hui-en-France.

 
 
Timothée Boutry | 05.08.2010, 07h00

Une gendarmerie assiégée, des panneaux de signalisation arrachés et quelques arbres tronçonnés en pleine ville. Il aura suffi la diffusion de ces images chocs pour mettre le feu aux poudres. Les débordements commis par des membres de la communauté des gens du voyage mi-juillet à Saint-Aignan (Loir-et-Cher) à la suite de la de l’un des leurs ont été le prétexte à un tour de vis sécuritaire gouvernemental très ciblé.

avait alors annoncé la tenue d’une réunion sur « les problèmes que pose le comportement de certains parmi les gens du voyage et les Roms ».

Une stigmatisation critiquée

Dans la foulée, une série de mesures répressives ont été prises, à commencer par l’annonce de l’expulsion dans les trois mois de la moitié des quelque 600 campements illicites. Depuis, comme dans ce camp installé au cœur de où nous nous sommes rendus, les nomades vivent dans la crainte. Sur ce point précis, les associations de défense des gens du voyage ont eu vite fait de renvoyer le gouvernement à ses propres obligations. La loi Besson, qui prévoit que les communes de plus de 5000 habitants se dotent d’une aire d’accueil, n’est, selon elles, pas suffisamment appliquée. En réponse, le gouvernement va « poursuivre la politique de développement des aires d’accueil », a promis le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux.
Mais, dans l’esprit du gouvernement, il s’agit également de viser plus précisément les Roms, avec pour objectif avoué d’accélérer les procédures d’expulsion en cas de délit. Des échanges de policiers entre la France et la Bulgarie et la Roumanie, dont sont principalement originaires ces citoyens européens, sont d’ailleurs programmés. Le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, Pierre Lellouche, estime qu’il appartient à ces pays d’assumer leur responsabilité.
Déjà mal aimés, les gens du voyage, qu’ils soient français ou européens, considèrent qu’ils font l’objet d’une « stigmatisation insupportable ». A gauche on pointe une surenchère « sécuritaire ». Sûr de son fait, le gouvernement n’a pas l’intention de réviser ses décisions.

Le Parisien

 

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