Discriminations raciales : pour l'UMP, «l'ONU se trompe»

Publié le par resistance-roms.over-blog.com

Discriminations raciales : pour l'UMP, «l'ONU se trompe»

Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP.
Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP. Crédits photo : AFP

RÉACTIONS - Confrontée aux critiques de l'opposition et de plusieurs ONG, la majorité émet des doutes sur la légitimité du comité de l'ONU qui a violemment critiqué la politique de la France en matière de lutte contre le racisme.

Du pain béni pour le Parti socialiste. Le carton rouge attribué à la France par le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale (Cerd) de l'ONU, suite aux récentes déclarations de l'exécutif sur les Roms et la déchéance de nationalité, tombe à point nommé pour l'opposition. Jeudi, les socialistes ont rapidement réagi en tirant à boulets rouges contre le gouvernement «premier responsable de ce climat d'insécurité et de xénophobie». Najat Vallaud-Belkacem, secrétaire nationale en charge des questions de société, dénonce «les manigances estivales d'une bande sans scrupule prête à instrumentaliser toutes les haines pour de basses raisons électoralistes». Elle déplore l'«image exécrable» de la France véhiculée par les critiques du comité, composé de 18 experts du monde entier.

Même son de cloche du côté des ONG. Alain Jakubowicz, président de la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) se dit «triste de voir la France épinglée et montrée du doigt de la sorte. Mais il faut dire que la plupart des critiques et des reproches sont fondées». «Nous sommes satisfaits que des experts internationaux partagent notre inquiétude», assure pour sa part le président de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), Malik Salemkour. «Cela veut dire que notre diagnostic n'est pas teinté d'antisarkozysme ou d'angélisme. Ces dérives inquiètent aussi la communauté internationale». Pour le président d'honneur de la LDH, Michel Tubiana, le tableau peint par le comité illustre le «fossé entre le discours et les actes» du gouvernement. «Il y a en France un vrai problème d'alimentation de la xénophobie par des autorités publiques», a-t-il expliqué vendredi sur France Info.

 

«Montage pur et simple»

Attaquée, la majorité a répliqué vendredi en émettant des doutes sur la légitimité du groupe d'experts onusien. Sur RTL, le porte-parole adjoint de l'UMP Dominique Paillé s'est dit «surpris par l'attitude de ce comité» et notamment «sa composition», «avec des gens qui viennent de pays qui ne respectent absolument pas les droits de l'Homme». Claude Guéant, le secrétaire général de l'Élysée va plus loin en parlant de «montage pur et simple» : «L'ONU ne critique pas la France. Il y a un comité qui réfléchit et des personnes qui se sont exprimées à titre individuel. Le comité, lui, rendra son avis le 27 août» ajoutant que l'arsenal juridique de la France n'avait rien de raciste.

Un argument repris par le député UMP Christian Vanneste. Connu pour ses positions très tranchées, le parlementaire a estimé sur France Info que la «constitution même» de ce comité «le rend suspect». «Tous les pays qui en font partie ne sont pas des exemples de démocratie vivante ni des exemples du respect des minorités : l'Algérie, la Russie ou la Roumanie, qui traite très mal les Roms. Il faut voir dans quel état ils sont lorsqu'ils viennent chez nous», affirme le député, évoquant également le Pakistan et la Turquie.

Son collègue du Tarn, l'UMP Bernard Carrayon, est tout aussi critique sur la composition du comité. «Que ce soient les ‘experts' togolais et turc qui critiquent la politique française de la nationalité et de l'immigration pourrait faire sourire si cette question ne relevait pas d'abord de la souveraineté de notre pays. Je les invite d'abord à exercer leur immense talent ‘d'expert' dans leur pays», a-t-il déclaré dans un communiqué.

Pour Dominique Paillé, «ce comité se trompe». «Nous avons un pays qui respecte les principes démocratiques et républicains et les droits de l'Homme, c'est incontestable», assure-t-il. Selon lui, «il y a de la part de ce comité une obligation, c'est de mesurer au cours d'une période donnée les résultats, il ne peut pas se fonder sur des impressions». Il ajoute que «si la situation était si grave en France, je ne vois pas pourquoi il y aurait tant de candidats à l'immigration».

Interrogé lui aussi sur les critiques de ce comité, le ministre de l'Intérieur a démenti toute volonté de stigmatiser la communauté des Roms : «Il s'agit de faire respecter la loi», a simplement déclaré Brice Hortefeux.

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http://www.lefigaro.fr/politique/2010/08/13/01002-20100813ARTFIG00342-discriminations-raciales-pour-l-ump-l-onu-se-trompe.php

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tonton 13/08/2010 19:59


Le francais en a marre de payer pour ceux qui profitent. Le gouvernement prend simplement conscience de la vague deferlante en faveur de l'extreme droite en France en 2012, et de maniere generale
en Europe.
A bon entendeur salut.


resistance-roms.over-blog.com 15/08/2010 01:17



et la vague deferlante d'instrumentalisation tu en fait quoi TONTON ?